Une vie bien ordinaire au Québec depuis 1943 (6)

Septembre 1966, je retourne aux études en Belles-Lettres à l’externat Classique d’Asbestos. Début septembre 1966, avec la MGB convertible de Monique je quitte Richmond pour me rendre à l’externat Classique d’Asbestos. De mémoire, l’école était située sur le bord de la Mine d’Amiante à Asbestos. J’entre dans la cour; je stationne l’auto et je regarde les élèves arrivés. Maudit qu’ils …

Une vie bien ordinaire au Québec depuis 1943 (5)

Je ne pouvais pas refuser cette offre, c’était le début des restaurants rapides au Québec. À Sherbrooke, A&W fut le premier de cette catégorie, le deuxième fut le Royal Burger et le troisième fut l’Orange Broue dont les propriétaires étaient Serge Racine, André Bombardier et Claude Provost de Provost Cartage. Tous les trois restaurants ont été construits sur la rue …

Une vie bien ordinaire au Québec depuis 1943 (4)

À l’été 1963 je me présente un dimanche après-midi à l’Hôtel du Lac Brompton à St-Denis de Brompton en Estrie, au Québec. J’ai une vingtaine d’années, je me cherche un travail; je suis attiré par les «clubs» où les artistes musiciens et chanteurs se produisent. Les plus grands artistes du Québec et certains grands noms américains se retrouvent sur la …

Une vie bien ordinaire au Québec depuis 1943 (3)

Au milieu de la rue Principale à Richmond il y avait un immeuble appartenant au maire de Richmond, l’avocat Georges Savoie qui deviendra plus tard Juge de la Cour Supérieure du district de St François au palais de Justice de Sherbrooke. À l’âge de 15 ou 16 ans, Me Savoie m’avait fait venir à son bureau et il m’avait dit :« …

Une vie bien ordinaire au Québec depuis 1943 ( 2 )

Dans les années 1950 est arrivé à Richmond la H.H. Brown Shoe compagnie américaine, manufacture de souliers et de bottes laquelle a fermé vers l’an 2000. Il y avait déjà m’a-t-on dit, plus de 500 personnes qui y travaillaient. Je me suis toujours posé cette question : comment se fait-il que pendant cinquante ans la H.H. Brown Shoe a été la …

Une vie bien ordinaire au Québec depuis 1943. (1)

Me Laurent Pelletier, avocat à la retraite « PAPA, RACONTE-NOUS CE QU’A ÉTÉ TA VIE ? » Magali et Raphaëlle                        «UNE VIE BIEN ORDINAIRE AU QUÉBEC DEPUIS 1943» Préambule Ce livre est l’histoire d’une vie bien ordinaire au Québec depuis 1943, à travers ma vie. Le style littéraire de ce livre est le style parlé. « J’aime parler …

Attention, le danger c’est d’y lire ce qui n’y est pas.

Attention, le danger c’est d’y lire ce qui n’y est pas. (Textos, courriels, Facebook, Instagram, Twitter) En 2013, j’écrivais : « Ne jamais, par texto ou courriel, négocier, discuter, argumenter soit avec votre associé, votre patron, votre employé, votre conjoint(e), votre amoureux ou amoureuse, vos enfants, vos ami(e)s de sujets ou problèmes conflictuels. On ne gère pas nos émotions, quelles …

Je nous fais un cadeau: Réfléchir

Je suis devant une page blanche; le soleil n’est pas ici, il est encore et toujours en République dominicaine. Je me demande ce que nous nous offrons aujourd’hui comme réflexion? Pas de soleil, il fait froid, la nature verte se meurt pour laisser sa place à une nature blanche. C’est comme cela depuis une éternité et ça recommence comme ça …

Un homme est-ce que ça pleure?

Un homme est ce que ça pleure? Combien de fois avons-nous entendu dire : « Une femme ça pleure, mais un homme ça garde ses émotions en dedans. » C’est faux. Un homme ça pleure aussi. La différence s’il y en a une, c’est que souvent un homme se cache pour pleurer ou il ravale comme on dit. Cette semaine suite …

Nos enfants sont différents de nous: Acceptons-les tels qu’ils sont.

Que j’aimerais que mon fils devienne un médecin! Que j’aimerais que ma fille devienne avocate? Que j’aimerais. Que j’aimerais…. Les parents voudraient que leurs enfants fassent ce qu’eux aimeraient qu’ils fassent ou qu’ils auraient aimé faire. Pourquoi? Parce que longtemps et encore aujourd’hui la classe moyenne croit que la vie des gens instruits est garante du succès, du bonheur même. …

Le décès d’une soeur ou d’un frère

La plupart d’entre nous ignore la profondeur du chagrin causé par le décès d’un frère ou d’une sœur Je reviens souvent avec cette réflexion : on naît pour mourir. C’est le comble de l’absurdité; puis il y a le comment les nôtres et nous bien sûr, allons mourir. Nous n’avons pas demandé de naître. Si l’on nous avait demandé la permission …

Le temps c’est toujours mathématique

LE TEMPS C’EST ENCORE ET TOUJOURS MATHÉMATIQUE Le passé conçoit le présent qui enfante le futur. Il y a quelques années j’avais écrit une chronique intitulée: le temps c’est mathématique. En vieillissant je me rends compte que le passé, le présent, et le futur sont les trois murs de la Vie dont on n’en sort pas vivant. La mort n’a …

Le 37 de la Terrasse à Orford

LE 37 DE LA TERRASSE À ORFORD Il y a bien sûr la Maison Blanche, le 10 Downing Street à Londres, le 24 Sussex Dr à Ottawa. Pour moi il y aura toujours le 37 rue de la Terrasse à Orford. Maison toute simple située sur environ 2 acres, enveloppée complètement d’arbres où j’y ai vécu 42 ans. Février 1976, …

VOTER : Est-ce une obligation?

Nous sommes constamment en élection : scolaire, municipale, provinciale et fédérale. Combien de fois avons-nous entendu cette phrase : Si tu ne vas pas voter, tu n’auras pas le droit de critiquer par la suite le gouvernement et/ou nous sommes privilégiés d’être en démocratie et le droit de vote est un privilège pour ne pas dire un droit fondamental. Ceci …

La justice existe-t-elle?

Monsieur l’avocat, vous m’avez dit que j’avais une bonne cause et on vient de la perdre. Je ne comprends pas. Un chirurgien dont son patient décède lors d’une opération n’a pas à lui répondre à cette question; mais l’avocat lui a en face de lui son client déçu. Même s’il perd sa cause, le client devra payer quand même son …

J’essaie juste de comprendre

J’essaie de comprendre pourquoi on naît pour mourir. J’essaie de comprendre pourquoi toutes les religions parlent de paix, mais qu’elles sont la cause de beaucoup de guerre. J’essaie de comprendre pourquoi les politiciens nous parlent comme s’ils ne faisaient plus partis de la communauté. J’essaie de comprendre pourquoi nos arrières grands parents ne divorçaient pas et qu’aujourd’hui un mariage sur …

Le bonheur

  LE BONHEUR Être heureux dans la vie, c’est la somme des petits bonheurs ; Marcel Achard écrivait que «le bonheur, c’est la somme de tous les malheurs qu’on a pas»  C’est prétentieux d’écrire une réflexion, un texte sur le bonheur. Je ne suis pas expert en relation humaine,  je ne suis pas psychologue, ni curé, ni thérapeute. J’ai tout …

Le mal de l’âme

Il y a une quelques années, si quelqu’un nous avait dit : « J’ai mal à l’âme». Nous n’aurions pas compris grand-chose. T’as mal où, lui aurait-on demandé? Pourtant en ces années de communication électronique rapide où nous pouvons rejoindre l’autre dans la seconde, les gens n’ont jamais autant eu mal à l’âme. France Fisette écrit que le mal à …

J’ai peur

‘’Que le temps passe vite’’. Nous avons tous dis cela dans notre vie. Ça prend une demie seconde à dire et on passe à autre chose. Mais quand on arrive vers le dernier bout du chemin, on le dit encore et là on s’y arrête ; des frissons ou quelques larmes surviennent. Je n’ai pas peur de mourir, nous devons …

Vieillir, on ne le choisit pas

J’écris ce texte espérant que les jeunes et moins jeunes puissent le lire et prendre conscience que nous, qu’on appelle vieux, ne le savons pas que nous sommes vieux . Du moins on l’oublie. Nous sommes toujours des êtres sensibles capables encore d’aimer ou haïr avec des rêves comme vous tous. Si je ne me regarde pas dans un miroir, …

L’amitié

L’amitié est un sentiment d’affection entre deux personnes ; attachement, sympathie qu’une personne témoigne à une autre : Être lié d’amitié avec quelqu’un. Affection réciproque, attachement mutuel entre deux personnes. Moi j aime bien cette définition de l’amitié à savoir : «Être ami, c’est aimer quelqu’un et partager avec lui, sans qu’il y ait nécessairement un lien de sang ou …

Jérémy, pourquoi ?

Un vendredi, je discutais tout bonnement à l’extérieur de mon bureau avec deux amis lorsqu’un certain monsieur que je ne connaissais pas, me demande s’il pouvait me parler. Monsieur Pelletier, me dit il, je lis vos chroniques dans le journal local et j’aimerais vous parler. Ses yeux sont humides. Mon fils Jérémy, 22 ans, s’est suicidé la semaine dernière. Je …